La Sainte, la Pute et la Sorcière

par | octobre 2022 | 4 commentaires

Dans nos stages et formations, je rencontre régulièrement des femmes qui ont le souhait ardent de se détacher du regard des autres, de dire merde aux conventions et de retrouver la liberté d’être elles-mêmes.

Si c’est ton cas, la suite va t’intéresser ! Dans cet article, je vais te parler de 3 archétypes qui vont t’aider à prendre de la hauteur sur toi-même et à faire un petit check-up de celui dans lequel tu te retrouves majoritairement.

Ces 3 archétypes, c’est la Sainte, la Pute et la Sorcière.

Se libérer du regard des autres avec ces 3 archétypes féminins

La Sainte

La Sainte, c’est une femme qui a une bonne idée de comment les choses doivent ou devraient être, de ce qui est “bien” et qui suit bien les règles de l’environnement social dans lequel elle vit. Elle ne fait pas les choses “qui ne se font pas”. Elle reste bien dans les clous, elle respecte sa morale intérieure ainsi que la morale extérieure à laquelle elle a décidé d’adhérer. La Sainte, elle dit “d’accord” même quand elle a pas envie : parce qu’elle pense qu’il est préférable de satisfaire l’autre plutôt que de s’affirmer. Elle consacre sa vie à “bien” faire les choses.

La Sainte, c’est…

  • la maman calme de Florence Foresti ;
  • quand ma mère, qui n’est pas satisfaite de la façon dont sa famille la traite, sourit aux réunions de famille et ferme sa gueule pour ne pas faire de scandale ;
  • moi quand je me lance dans un programme spirituel avec 8 autres femmes et que je mets en place des rituels en suivant le cycle de la lune. Parce que pour être une vraie femme, il faut bien suivre la lune, la nature, et surtout être très forte en connexion. Il faut sentir les énergies dans son corps, danser nue dehors à la pleine lune, avoir un autel avec des cristaux et des objets magiques et avoir des visions avec des animaux sauvages. Sinon t’es pas une vraie femme, c’est bien connu. LOL.

En gros, la Sainte c’est toi, à chaque fois que tu fais les choses parce que tu penses que c’est bien ou que c’est de cette façon qu’il faut les faire.

L'archétype de la Sainte est très attaché au regard des autres et prend la plupart de ses décisions en fonction de ce qu'elle pense qu'il faut faire, de ce qui est bien.
L’archétype de la Sainte est très attaché au regard des autres et prend la plupart de ses décisions en fonction de ce qu’elle pense qu’il faut faire, de ce qui est bien.

Être une Sainte

La Sainte, elle se fait chier. À l’intérieur, elle ne se sent pas libre mais elle ne voit pas d’autre moyen de se libérer de tout ce bordel qu’en se soumettant à la volonté de Dieu : “si je fais bien tout comme il faut, je mourrai martyre et donc j’irai au paradis parce que j’ai vraiment tout fait comme il fallait faire.”

Tout ça est inconscient ou semi-conscient, je précise. 

La Pute

La Pute, c’est pas ce que tu crois. Ça n’a rien de sexuel, a priori. La Pute, elle a bien vu que c’est pas en faisant tout comme il faut que ça se passait mieux. Mais elle n’a pas trouvé d’autre moyen, pour arriver à ses fins, que de se servir de l’énergie des autres et de les manipuler. Elle voit les relations de pouvoir, les envies, les besoins des uns et des autres autour d’elle —et elle s’en sert. Elle joue avec pour arriver à ses fins. La Pute, elle utilise les points sensibles des autres pour contrôler les situations et faire en sorte que les choses se passent comme elle le désire.

La Pute, c’est…

  • Glenn Close dans Les Liaisons dangereuses —ou Sarah Michelle Gellar dans Cruel Intentions ;
  • quand ma grand-mère sélectionne les informations à donner aux uns, qui ne sont pas les mêmes que celles données aux autres, pour créer de la tension, de la frustration et des désaccords à la chaîne afin de bien contrôler ce qui se passe ;
  • moi quand au lycée, je séduis un mec en 2 jours, il rompt sa relation de 2 ans avec sa copine, et quand je l’apprends je suis rassurée, mais comme j’ai jamais vraiment voulu de lui je leur dis “ah nan mais ça me regarde pas, faites ce que vous voulez”.

En gros, la Pute c’est toi, à chaque fois que tu fais les choses en utilisant les autres ou ce que tu sais d’eux, pour arriver à tes fins. Que tes fins soient honnêtes ou pas n’est pas le sujet.

L'archétype de la Pute prend ses décisions en fonction de ce qu'elle pense le plus profitable pour elle, de ce qui lui amènera les résultats qu'elle désire, quel que soit le domaine. Elle n'est pas libérée du regard des autres.
L’archétype de la Pute prend ses décisions en fonction de ce qu’elle pense le plus profitable pour elle, de ce qui lui amènera les résultats qu’elle désire, quel que soit le domaine.

Être une Pute

La Pute, elle n’est pas beaucoup plus heureuse que la Sainte, mais elle a un sentiment de pouvoir que la Sainte n’a pas —donc si tu penses être Sainte mais que tu sens que t’as du pouvoir sur les autres, bah t’es plutôt dans le camp des Putes en fait.

Tout ça est inconscient ou semi-conscient, je le répète. 

La Sorcière

La Sorcière, c’est celle qui est libre de tous ces jeux enfermants. Elle ne joue pas à être la Sainte qui ira au paradis, elle ne joue pas avec l’énergie des autres non plus comme la Pute.

La Sorcière est au clair sur ses envies, ses besoins, ses désirs et elle se bouge pour elle-même. Elle pose ses limites, elle ne rentre pas dans les jeux des autres. Elle s’affirme en tant que femme, pour elle-même —pas pour bouffer les autres. La Sorcière, on peut la juger ou ne pas la comprendre, elle s’en fout : elle a mis le focus sur elle et sur ses désirs.

La Sorcière, c’est…

  • Erin Brockovich dans Erin Brockovich ;
  • quand une amie à moi écoute ce qui se passe à l’intérieur d’elle et, en 3 jours, décide de quitter son type et de déménager là où elle a vraiment envie d’être ;
  • moi quand je décidai de faire de ma lancer dans le marketing pour développer et diffuser la Méta® plus largement, malgré mon environnement amical et professionnel très réfractaire qui me voyait alors comme une personne vénale et pleine d’ego.

En gros, la Sorcière c’est toi, quand tu décides de suivre un élan profond, vrai, sans t’occuper de savoir quelle gueule ça a ni ce que les autres vont en penser —ce qui ne veut pas nécessairement dire que ça va heurter les autres ou que tu ne peux pas les prendre en considération.

L'archétype de la Sorcière se libère du regard des autres et des mouvements d'ego pour créer son propre chemin, un chemin d'incarnation de qui elle est profondément.
L’archétype de la Sorcière se libère du regard des autres et des mouvements d’ego pour créer son propre chemin, un chemin d’incarnation de qui elle est profondément.

Être une Sorcière

La Sorcière, elle est heureuse parce qu’elle met en priorité dans sa vie, concrètement, les choses qui sont essentielles intérieurement. Ses actes sont congruents et de ça, elle retire une joie profonde.

La Sainte et la Pute, c’est quand tu te débats avec ton ego pour essayer de vivre. La Sorcière, c’est quand tu décides d’arrêter d’essayer —et que tu vis pour de vrai. Ça fait partie de ce qu’on enseigne à Méta Wonderland.

Une sorcière, c’est pas une meuf qui a les cheveux longs et décoiffés, qui lit “Femmes qui courent avec les loups” et qui mange de la salsepareille à la tombée de la nuit au solstice d’hiver. C’est pas une meuf qui mange bio pour le bien-être de la planète. C’est pas une meuf qui vit recluse avec ses chats parce que “les hommes sont fous”.

Une sorcière, c’est une meuf qui écoute à l’intérieur d’elle ses désirs et qui décide de les mettre en œuvre. C’est une meuf qui kiffe Michael Jackson et qui le met à fond dans sa voiture pour aller bosser. C’est une meuf qui crée un business qui lui permet de créer avec joie ce qu’elle veut voir exister dans le monde. C’est une meuf qui se teint les cheveux en bleu une fois, pour voir. C’est une meuf qui dit merde à son beau-père et qui le recadre, quand il lui fait une remarque limite. Tout ça, c’est des exemples. En vrai, y a rien qui qualifie précisément ce qu’est une Sorcière, parce que les envies et les désirs profonds ne se rangent pas en “bien” et “pas bien” —si tu comprends pas pourquoi, relis les paragraphes sur la Sainte.

Maintenant que tout ça est dit, j’aimerais apporter une précision par rapport à la Sorcière.

Sorcière ou Magicienne ?

Avec la Sorcière vient l’empreinte ou le souvenir de quelque chose qui doit rester caché ou secret, de peur de finir sur le bûcher, au propre ou au figuré —on connaît le sort qui leur a toujours été fait, oui encore aujourd’hui. Si le mot te parle, c’est parfait. Sinon, tu peux lui préférer le terme “Magicienne”, qui marche tout aussi bien.

Je trouvais intéressant de parler de la Sorcière malgré tout parce que ce concept permet de passer par la case “sauvage”, celle qui fout un gros coup de pied au cul des conventions et, pour arriver à la liberté d’être soi, la détermination et la rage d’être soi-même sont non-négociables.

Comment on devient Sorcière / Magicienne ?

Il y a plusieurs façons de s’y prendre, la Méta® en est une.

Pour se libérer du regard des autres, sortir des mécanismes de contrôle et vivre à partir de toi et de tes désirs, ça demande d’abord d’en prendre la décision. Ça paraît anodin mais tant que la décision ferme n’est pas prise en toi, ça ne marchera pas.

Ensuite, il faut retourner ton regard et ta conscience sur toi. Ça demande beaucoup d’entraînement parce que nous sommes archi-habitués à regarder à l’extérieur, à vivre en fonction des autres. Tu peux avoir besoin ou envie d’aide, à ce stade, pour aller plus vite et comprendre comment faire —si tu veux faire ce travail avec nous, ça se passe ici.

Dans quel archétype te reconnais-tu ?

Face à ces 3 archétypes, j’ai maintenant quelques questions d’introspection pour toi. Il est probable que tu puisses identifier ces 3 facettes chez toi, qui s’expriment à différents moments, mais…

  1. Dans quel archétype te reconnais-tu le plus ?
  2. Qu’est-ce qui te fait dire ça ?
  3. Comment te sens-tu face à ce constat ?
  4. Que veux-tu maintenant, pour toi-même ?

N’hésite pas à mettre tes réponses en commentaire, je serai ravie de te lire.

—Flora

4 Commentaires

  1. Sandra

    Merci Flora pour ces éclairages…édifiants! Et remplis d’humour aussi, j’adore. Les infos passent mieux quand on en rigole.
    Sorcière, magicienne, j’aime le terme enchanteresse aussi, ça envoie de la puissance et de la magie sauvage, une féminité libre, incarnée et assumée.
    Après avoir expérimenté les groupes de femmes, les bains de lune et autres fariboles réjouissantes comme nombre d’entre nous, je trouve, à ce jour, qu’il n’y a pas de meilleur outil de transmutation que la Méta pour devenir pleinement la femme/l’être que l’on est. Merci pour ça!

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  2. StéphanE

    La première fois que j’ai lu ton article Flora, j’ai vécu un moment charnière de mon histoire.
    J’ai vécu 35 ans comme une Sainte à perdre toute mon énergie en essayant de coller à l’image que les autres attendaient de moi. Trente cinq ans à faire passer les besoins des autres avant les miens. Je n’ai jamais pensé que j’avais le choix de faire autrement.
    Et puis j’ai lu ton article…
    J’ai découvert que j’avais le DROIT d’être une Sorcière. J’ai le droit de choisir ma vie, j’ai le droit d’être moi et non celle qu’ils attendent et j’ai le droit de passer mon énergie à réaliser mes rêves.
    Après la lecture de l’article j’ai bugué plusieurs jours à répéter sans cesse “Mais j’ai le droit !”
    Au début c’était comme si tu m’avais donné la permission de vivre ma vie et ensuite j’ai continué à te lire et j’ai compris que personne ne pouvait me donner cette permission à part moi.
    Merci pour cet article (et tous les autres) qui a été le starter d’une transformation extraordinaire…

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    • Flora Douville

      Mille mercis pour ton retour Stéphane 🥰 Ça fait chaud au coeur de te lire !

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